Jacques ferron ou le nationaliste ambivalent

Marcel Olscamp

Résumé


Jacques Ferron a laissé, dans le public, le souvenir d'un farouche indépendantiste, à ce point convaincu des défauts du fédéralisme qu'il n'hésita pas à fonder un parti politique dans le seul but de tourner en dérision les institutions canadiennes. A cheval sur deux générations, l'écrivain fut aussi l'inspirateur et la caution intellectuelle des jeunes militants qui, au tournant des
années soixante, donnèrent au mouvement «séparatiste» l'importance qu'on lui connaît. Bien que cette image soit difficilement contestable, le portrait idéologique de l'auteur apparaît beaucoup plus nuancé lorsque ses idées politiques sont observées dans leur évolution chronologique, depuis les toutes premières opinions qu'il dit avoir eues, dans les années trente,
jusqu'aux derniers articles parus au début des années 1980. S'il est encore vrai de dire que la vie d'un homme est déterminée par ses idéaux de jeunesse, il devrait être possible, dans le cas d'un écrivain engagé comme le docteur Ferron, de voir comment ses convictions fondamentales se retrouvent et se modulent aux moments forts de son existence.[...]


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Références


Betty Bednarski, Autour de Ferron. Littérature, traduction, altérité,

préface de Jean-Marcel Paquette, Toronto, Éditions du GREF

(«Traduire, Écrire, Lire, 3»), 1989, p. 133.

Pierre Cantin, Jacques Ferron polygraphe. Essai de bibliographie suivi

d'une chronologie, préface de René Dionne, Montréal, les Éditions

Bellarmin, 1984, pp. 437-466.

Jacques Ferron, Les Lettres aux journaux, colligées et annotées par

Pierre Cantin, Marie Ferron et Paul Lewis, préface de Robert Millet,

Montréal, VLB éditeur, 1985 [21/07/1973], p. 369.

Pierre Vadeboncoeur, «Préface», dans Jacques Ferron, La Conférence

inachevée, Le Pas de Gamelin et autres récits, préface de Pierre

Vadeboncoeur, édition préparée par Pierre Cantin, Marie Ferron et Paul

Lewis, Montréal, VLB éditeur, 1987, p. 9.

Jacques Ferron, Du fond de mon arrière-cuisine, Montréal, Éditions du

Jour («R-105»), 1973, p. 245.

Ibidem, p. 212.

Jacques Ferron, Escarmouches. La longue passe, t. 1, Montréal,

Leméac («Indépendances»), 1975, p. 39.

Idem, Du fond de mon arrière-cuisine, op. cit., p. 204.

Sandra Djwa, The Politics of the Imagination: A Life of F.R. Scott,Toronto, McClelland and Stewart, 1987, p. 173.

Pierre Cantin, Jacques Ferron, polygraphe, op. cit., p. 459.

Jacques Ferron, Escarmouches, op. cit., p. 52.

Lettre de Raymond Brault (Archives nationales du Canada) à Marcel

Olscamp, le 30 novembre 1992.

Jacques Ferron, Les Lettres aux journaux, op. cit. [6/411948],

p. 25.

Ibidem [20/4/1948], p. 27.

Ibid. [26/1111948], p. 36.

Ibid. [19/3/1949], p. 50.

Pierre Cantin, Jacques Ferron polygraphe, op. cit., p. 460

[note 33].

8 Ibidem, p. 461.

Jacques Ferron, Une amitié bien particulière. Lettres de Jacques Ferron

à John Grube, suivi d'Octobre en question de Georges Langlois,

Montréal, Boréal, 1990 [2/4/1975], p. 110.

Jacques Ferron, Les Lettres aux journaux, op. cit. [2/4/1949],

p. 51.

Ibidem.

Ibid. [6/10/1951], p. 13.

Sandra Djwa, The Politics of the Imagination: A Life of F.R. Scott,

op. cit., p. 418. Dans la préface de l'un de ses ouvrages de traduction,

Scott précise que ces rencontres réunissaient surtout des poètes, parmi

lesquels Gaston Miron et le groupe des futures éditions de l'Hexagone

(Poems of French Canada, Burnaby, Blackfish Press, 1977, p. v.).

F.R. Scott, «The Plebiscite Vote in Quebec», Reprinted from The

«Canadian Forum», Toronto, June 1942, p. 7.

Jacques Ferron, Escarmouches, op. cit. [été 1960], p. 25.

Idem, Les Lettres aux journaux, op. cit. [23/111959], p. 98.

Ibidem [3011111960], p. 145.

Idem, Escarmouches, t. 1, op. cit. [été 1960], p. 33.

Ibidem.

F.R. Scott, Signature, Vancouver, Klanak Press, 1964, p. 54.

Jacques Ferron, Du fond de mon arrière-cuisine, op. cit., p. 187.

F.R. Scott, cité dans Sandra Djwa, The Politics of the Imagination,

op. cit., p. 266.

Jacques Ferron, Les Lettres aux journaux, op. cit. [31/1011981], p.

Idem, Escarmouches, t. 1, op. cit. [118/1972], p. 322.

Idem, Les Lettres aux journaux, op. cit. [21/1/1964], p. 226.

Idem, Historiettes, Montréal, Éditions du Jour («les Romanciers du

Jour, R-43>> ), 1969, p. 26.

Encore en 1971, Ferron sera d'avis que «[s]'il y a révolution, elle se

fera jusqu'à San Francisco en passant par Windsor et Toronto» (Une

amitié bien particulière, op. cit. [27/2/1971], p. 26).

Idem, Du fond de mon arrière-cuisine, op. cit., p. 237.

Idem. Escarmouches, t. 1, op. cit. [été 1960], p. 21.

Idem, Les Lettres aux journaux, op. cit. [4/8/1960], p. 138.

Ibidem [6/1/1960], p. 112.

Pierre Elliott Trudeau, «L'aliénation nationaliste», Cité libre (mars

: 3-5.

Jacques Ferron, Les Lettres aux journaux, op. cit. [26/7/1961],

p. 164.

Ibidem [18112/1967], p. 257.

Idem, Historiettes, op. cit., p. 9.

Ibidem, p. 23.

7 Ibid., p. 27.

Idem, Les Lettres aux journaux, op. cit. [12112/1963], p. 223.

Idem, Historiettes, op. cit., p. 28.

Idem, Les Lettres aux journaux, op. cit. [18/12/1967], p. 257.

Le Ciel de Québec, Montréal, Éditions du Jour («Les Romanciers du

Jour, R-51» ), 1969, p. 18.

Idem, Les Lettres aux journaux, op. cit. [2/5/1962], p. 196.

Idem, Historiettes, op. cit., p. 27.

Idem, «Historiette. Le Rhinocéros», L'Information médicale et

paramédicale, XVI, 24 (3 novembre 1964): 26.

Idem, Escarmouches, t. 1, op. cit. [4/11/1969], p. 77.

Ibidem.

Jacques Ferron, «Historiette. Finies, les folleries», L'Information

médicale et paramédicale, XXII, 24 (3 novembre 1970): 16.

Ibidem.

Ibid.

Pour connaître la position de Scott lors des débats de la Commission

d'enquête, on lira avec profit le texte de Léon Dion («Bribes de

souvenirs d'André Laurendeau») paru dans Nadine Pirotte (dir.), Penser

l'éducation avec André Laurendeau, Montréal, Boréal, 1989, p. 50.

Voir, notamment, l'ouvrage de Scott intitulé St-Denys Garneau &

Anne Hébert. Translationsfl'raductions, Vancouver, Klanak Press,

, 49p.

Jacques Ferron, Escarmouches. La longue passe, t. 2, Montréal,

Leméac («Indépendances»), 1975, p. 25.

D.G. Jones, «F.R. Scott as Translator», dans Sandra Djwa et R. St J.

Macdonald (dir.), On F.R. Scott. Essays on His Contributions to Law,

Literature, and Politics, Kingston and Montreal, McGill-Queen's

University Press, 1983, p. 161.

Pour Ellen wood, c'est même pour cette raison qu'Anne Hébert et SaintDenys

Garneau, considérés comme des écrivains d'envergure

universelle, «were translated so much before Gaston Miron, and indeed

before Ferron » (Ray Ellenwood, «Translator's Afterword», dans

Jacques Ferron, The Penniless Redeemer, Translated by Ray

Ellenwood, Toronto, Exile Editions, 1984, p. 341).

«/fyou have a place where you can put together Gaston Miron, Mme

Casgrain, Frank Scott, and then Jacques Ferron, weil you have

achieved something » (Jacques Hébert, cité dans Sandra Djwa, The

Politics of the Imagination, op. cit., p. 418).

Jacques Ferron, Historiettes, op. cit., p. 105.

Ibidem, p. 105.

[Jacques Ferron à F.R. Scott], avril 1969. Archives nationales du

Canada, fonds F.R. Scott (MG 30 D 211, vol. 62).

Ibidem.

Idem, Historiettes, op. cit., p. 105.

Michael Oliver, «F.R.Scott: Quebecer», dans Sandra Djwa et R. St J.

Macdonald, On F.R. Scott. Essays on His Contributions to Law,

Literature, and Politics, op. cit., p. 165.

Jacques Ferron, Historiettes, op. cit., p. 106.

[Jacques Ferron à F. R. Scott], avril1969, op. cit.

Jacques Pelletier, «De La Nuit aux Confitures de coings : le poids des

événements d'octobre 1970», Voix & images, VIII, 3 (printemps

: 417.

Jacques Ferron, La Nuit, Montréal, Éditions Parti pris («Paroles, 4» ),

, p. 73.

Idem, «Historiette. L'embrouillamini ethnique», L'Information

médicale et paramédicale, XXII, 11 (21 avril1970): 45.

Cité dans Sandra Djwa, The Politics of the Imagination, op. cit., p.

Jacques Ferron, Escarmouches, L 1, op. cit. [mars 1971],

p. 113.

Ibidem, p. 133.

Ibid.

Jacques Pelletier, «De La Nuit aux Confitures de coings : le poids des

événements d'octobre 1970», loc. cit., p.417.

Jacques Ferron,Une amitié bien particulière, op. cit. [26110/1972], p.

Ibidem [27/211971], pp. 25-26.

Ibid. [6/11/1972], p. 54.

Ibid. [1113/1973], p. 59.

Idem, Les Lettres aux journaux, op. cit. [17/2/1975], p. 413.

Ibidem [20/111976], p. 454.

Ibid. [22/811980], p. 463.

Voir note 27.

Idem, Les Lettres aux journaux, op. cit. [31110/1981], p. 468.

Idem, Une amitié bien particulière, op. cit. [13/2/1982], p. 179.


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