Le Boke of Marchauntes d'Antoine Marcourt et la théologie politique au temps des Tudor

Torrance Kirby

Résumé


I 1 y a quarante ans, dans son ouvrage magistral English Humanists and Reformation Politics,J ames McConica remarquait que, sous Henri VIII et Édouard VI, le mouvement de la réforme anglaise était étroitement lié aux enjeux soulevés par les courants réformés du continent : «Plus on y regarde de près, plus surgit la
difficulté de dissocier les développements qui surviennent en Angleterre de ceux observés sur le continent »(2). Aussi relève-t-on un indice à l'appui de cette thèse dans l'histoire de la publication des traductions anglaises des pamphlets radicaux du réformateur français Antoine Marcourt. [...]


Texte intégral :

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Références


La version anglaise originale de ce texte est parue dans Renaissance

et Réforme, vol. XXVIII, n· 2, 2004 [novembre 2006], pp. 37-60.

Nous traduisons : «The doser the examination, the more apparent

is the difficulty of separating English developments from those on

the Continent»; James Kelsey McConica, English Humanists and

Reformation Politics under Henry VIII and Edward VI, Oxford, Oxford

University Press, 1965, p. 6.

7he Boke ofMarchauntes, right necessarye vnto allfolkes. New/y made by

the lorde Pantapole, right expert in suche busynesse, nere neyghbour vnto

the lorde Pantagrule, imprimé à Londres par Thomas Godfray, cum

priuilegio Regali, 1534.

Le texte original fut publié par Vingle le 22 août 1533 sous le titre

Le Livre des marchans, fort utile a toutes gens nouvellement composé

par le sire Pantapole, bien expert en tel ajfoire, prochain voysin du seigneur

Pan ta gruel. Selon Gabrielle Berthoud, «le Livre des Marchans

est l'oeuvre la plus populaire et, apparemment, la mieux connue de

l'auteur des Placards.» Cf Antoine Marcourt: réformateur et pamphlétaire,

du Livre des Marchans aux Placards de 1534, Genève, Droz,

, p.111.

Le placard s'intitulait Articles veritables sur les horribles, grandz

et importables abuz de la Messe papa/le, inventee directement contre

la saincte Cene de jesus Christ et avait aussi été imprimé par Pierre

de Vingle (Neuchâtel, 10 octobre 1534). La virulente attaque de

Marcourt contre la doctrine catholique de la messe fut distribuée

partout à Paris, de même qu'au château d'Ambroise où résidait alors

le roi François Ier. Cf Francis Higman, «De l'affaire des Placards aux

nicodémites : le mouvement évangélique français sous François Ier »,

dans Lire et découvrir: la circulation des idées au temps de la Réforme,

Genève, Droz, 1998, pp. 619-625.

Francis Higman, op. cit., pp. 622, 623. Selon David Nicholls

(«Looking for the origins of the French Reformation», dans

Christopher Allmand (dir.), Power, Culture, and Religion in France,

c.1350-1550, Woodbridge, Boydell, 1989, p.141), « [h]umanism did

not lead inexorably to Protestantism, but humanist reforms contioued

alongside the new religion until the outbreack of civil war

imposed often unpalatable choices.The concern for the right ordering

of religion could not now be separated from doctrinal matters

[ ... ] »,

«In the eyes of the Sorbonne doctors, ail of those involved in activities

such as the Meaux experiments constituted wh at the Sorbonniste

Noël Béda called 'Luther's confraternity'.» Philip Benedict et

Virginia Rein burg, «Religion and the Sacred », dans Mark Holt

(dir.), Renaissance and Reformation France, 1500-1648, Oxford,

Oxford University Press, 2002, pp. 136-137. Il était ironique que les

radicaux soient appelés «luthériens», alors que les Articles veritables

de Marcourt révèlent que lui et d'autres de ses partisans «had gone

beyond Lutheran ideas and [Erasmian humanist] anti-clericalism

to adopt the more radical doctrine of the Swiss Protestants», et ce

notamment par leur adhésion à la négation zwinglienne de la réelle

présence du Christ dans les éléments eucharistiques. Cf Frederic J.

Baumgartner, France in the Sixteenth Century, New York, St Martin's

Press, 1995,pp.137-140.

Cf Christopher Elwood, The Body Broken : the Calvinist Doctrine

of the Eucharist and the Symbolization of Power in Sixteenth-Century

France, New York, Oxford University Press, 1999, pp. 27-55. Donald

R. Kelley (The Beginning ofldeology: Consciousness and Society in the

French Reformation, Cambridge, Cambridge University Press, 1981,

pp. 13-19) affirme que l'épisode des Placards transforma le protestantisme

français dans l'esprit de plusieurs contemporains en une

«religion of rebels »clairement définie et qui devait être enrayée.

Cf Philip Benedict et Virginia Reinburg, op. cil., pp. 138, 139.

Letters and Papers, Foreign and Domestic of the Reign of Henry VIII,

-1547, ].S. Brewer, J. Gairdner, et R.H. Brodie (dir.), 22 volumes

(Londres, 1862-1932), iv (3), 6011 : 17 octobre 1529. Cité par

McConica, op. cit., p.108.

Nous traduisons:«[ ... ] made up his mind to a final and complete

revoit from the Holy See. [The King] says that he will have

the holy word of God preached throughout the country : and our

Lord, he believes, will aid him in defending his rights ». La lettre de

Chastillon du 17 novembre 1533 est citée par William Thomas dans

The Pilgrim : a dialogue on the lift and actions of King Henry the Eighth,

édité avec des notes tirées des Archives de Paris et de Bruxelles par

J.A. Froude (Londres, Parker and Boume, 1861) p. 99. Cf Richard

Rex,« Crisis of Obedience», p. 889.

Nous traduisons : «without the intermeddling of any exterior person

or persans». 24 Henry VIII, c. 12. Cet acte empêchait le recours aux

appels juridiques des ecclésiastes anglais à Rome en tant qu'arbitre

final, et résolut ainsi les problèmes relatifs à d'éventuels appels contre

son divorce d'avec Catherine d'Aragon. Cf Richard Rex, Henry VIII

and the English Reformation, Londres, MacMillan, 1993.

Pour une analyse intéressante de la progression du programme législatif

révolutionnaire du Parlement réformé, voir Richard Rex, «The

Crisis of Obedience : God's Word and Henry's Reformation», 1be

Historical journal, vol. XXXIX, n<> 4, 1996, 879 pp. «The change in

nomenclature from 'pope' to 'bishop of Rome' was a decision taken

at the highest level. Throughout 1533 official documents had continued

to talk of the 'pope' ... The legislation of 1534 systematicaliy

avoids the tide 'pope'».

26 Henry VIII, cap. 1 : "Albeit, the King's Majesty justly and rightfully

is and oweth to be the supreme head of the Church of England, and

so is recognised by the clergy of this realm in their Convocations;

yet nevertheless for corroboration and confirmation thereof, and for

increase of virtue in Christ's religion within this realm of England,

and to repress and extirp ali errors, heresies and other enormities and

abuses heretofore used in the same, Be it enacted by authority of this

present Parliament that the King our sovereign lord, his heirs and

successors kings of this realm, shali be taken, accepted and reputed

the only supreme head in earth of the Church of England calied

Anglicana Ecclesia, and shali have and enjoy annexed and united

to the imperial crown of this realm as weil the title and style thereof,

as ali honours, dignities, preeminences, jurisdictions, privileges,

authorities, immunities, profits and commodities, to the said dignity

of supreme head of the same Church belonging and appertaining.

And that our said sovereign lord, his heirs and successors kings of

this realm, shali have full power and authority from time to time

to visit, repress, redress, reform, order, correct, restrain and amend

ali such errors, heresies, abuses, offences, contempts and enormities,

whatsoever they be, which by any manner spiritual authority or jurisdiction

ought or may lawfully be reformed, repressed, ordered,

redressed corrected, restrained or amended, most to the pleasure of

Almighty God, the increase of virtue in Christ's religion, and for the

conservation of the peace, unity and tranquillity of this realm : any

usage, custom, foreign laws, foreign authority, prescription or any

other thing or things to the contrary hereof notwithstanding" [nous

modernisons l'orthographe].

Gabrielle Berthoud, Antoine Marcourt: réformateur et pamphlétaire

du Livre des Marchans aux Placards de 1534, Genève, Droz, 1973,

pp.111, 149.

Le liure des marchans. Reueu & augmente par sont [sic]premier autheur,

Genève, Jean Michel, 1541. Cf Berthoud, op. cit., p. 127.

Le Livre des marchans . . . Nouvellement revue et augmenté, par son

premier autheur M. Anthoine Marcourt, bien cognoissant telles aJfoires (1544?). Il s'agit de la seu1e édition connue à porter le nom de

l'auteur. Çf. Berthoud, op. cit., p. 128.

Ibid., p. 140.

La seconde édition du Petit traicté de la Saincte Eucharistie de

Marcourt a été publiée sous le pseudonyme Cephas Geranius avec

le titre abrégé Declaration de la messe : le fruict dicelle, la cause et le

moyen pourquoy & comment on la doibt maintenir, Neuchâtel, Pierre

de Vingle, 1534. Cf Berthoud, op. cil. pp. 244-251.

A declaration of the masse, the fruite thereof, the cause and the meane,

wherfore and howe it ought to be maynteyned. Newly perused and augmented

by the jirst author therof Maister Anthony Marcort at Geneue.

Tra[n}slated newly out of French into English, Wittenberge [i.e.

Londres], H. Luft [i.e. John Day], 1547).

La Doctrine nouvelle et ancienne, Neuchâtel, Pierre de Vingle, 1534?.

À propos de la traduction, voir l'article à paraître d'Isabelle CrevierDenommé

et William Kemp, «La traduction et l'adaptation

de la doctrine nouvelle et ancienne de Rhegius (Genève, 1542-

, Neuchâtel vers 1534) », dans Cinq siècles d'histoire religieuse

Neuchâteloise; approches d'un tradition protestante, Institut d'histoire

de Neuchâtel.

A co[m}parison betwene the olde learnynge [and} the newe, translated out

of latin in Englysh by Wyliam Turner, Southwarke, James Nicolson,

Voir aussi 7he old learnyng and the new, compared together.

Newly corrected and augmented by W. Turner, Londres, R. Stoughton,

La plus célèbre contribution de Turner à la littérature de la

réforme religieuse était 7he huntyng & fyndyng out of the Romishe

fox whiche more then seuen yeares bath bene hyd among the bisshoppes of

Englong [sic] after that the Kynges hyghnes had comma[n]ded hym to be

dryuen out ofhys rea/me, Bâle [i.e. Bonn, L. Mylius], 1543.

[Guillaume Farel], Sumaire & briefuve declaration d'aucuns lieux

fort necessaires a ung chascun chrestien pour mettre sa costace en Dieu

et ayder son prochain ; Item ung Traicte du purgatoire, nouuelle met

adiouste sur la jin, [Neuchâtel, Pierre de Vingle], 1534.John Frith,A

disputacio[n} of purgatorye made by Johan Frith which is deuided in to

thre bokes. 7he jirst boke is an answere vnto Rastel!, which goeth aboute

to proue purgatorye by naturall philosophye. 7he seconde boke answereth

vnto Sir 7homas More, which laboureth to proue purgatorye by scripture.

he thirde boke maketh answere vnto my lorde of Rochestre which most

leaneth vnto the doctoures, Antwerp, S. Cock, 1531.

7he Booke ofMarchauntes, very prqfitable to al! folks ... (Londres, 1547)

était l'une des premières publications de Jugge. En 1560,Jugge a été nommé au bureau de l'imprimeur de la reine. Pour une analyse des

différences entre ce texte et la première édition anglaise de Godfray

de même que les divergences des deux éditions anglaises en regard

des éditions françaises à partir desquelles chacune est établie, cf.

Berthoud, op. cit., 142-146.

Ibid., p. 142

Nous traduisons: «printers, authors, and members of the Privy

Council operated within a tightly knit circle of friendship, patronage

and personnal connection. » Andrew Pettegree, « Printing and the

Reformation : the English Exception», dans Peter Marshall et Alex

Ryrie (dir.), The Beginnings of English Protestantism, Cambridge,

Cambridge University Press, 2002, p. 173. Voir également Diarmaid

MacCulloch, Thomas Cranmer: A Lift, New Haven, Yale University

Press, 1996.

G.R. Elton, Reform and Reformation: England 1509-1558,

Cambridge, Harvard University Press, 1977, p. 157 : «Cromwell obtained

a grip on the press in latter part of1533. Under his patronage

a very different body of writers and writings took over the task of

discussing the issues of the day; production tumed from controversy

to constructive thought».

Selon Franklin Le Van Baumer, Henri VIII et Cromwell consacraient

au moins autant de soin à la presse d'imprimerie qu'à la session parlementaire.

Cf The Early Tudor 7heory of Kingship, New York, Russell

and Russell, 1966, pp. 35-84. Cf p. 39 : «Henry VIII exercised a dictatorship

of the press which, judged by its results, was just about as

effective as any western Europe has ever seen.The opposition, denied

the use of the English printing press, was either driven abroad

to publish, or else forced to circulate its views in manuscripb.

Un «panegyric ofKing Henry VIII as the abolisher of papist abuses»

(1536?) non attribué est également relevé par la deuxième édition du

Short Title Catalogue (13089a) comme ayant été publié par Thomas

Godfray, Bodleian Library, Douce Fragm. f.51 (10).

William Tyndale, The ohedyence of a Chrysten man: and howe

Chrysten ru/ers ought to gouerne, wherin also (yf thou marke dilygently)

thou shalte fynde eyes to perceyue the craftye conueyaunce of al/ iugglers,

Londres, Thomas Godfray?, 1536; A Pathway i{n]to the Holy

Scripture, Londres, Godfray, 1536? Et une édition moderne de

l'édition plus tardive de P.E. Satterthwaite et D.F. Wright (Grand

Rapids, Eerdmans, 1994).

Cf Rex, op. cit. pp. 863-867.

Nous traduisons: «Tyndale's primary motive in writing Obedience

was to defend the new learning against the charge that 'it causeth

insurrection and teacheth people to disobey their heads and governors,

and moveth them to rise against their prince'.» Ibid., p. 866.

Boloe of Marchauntes, Cv r". Voir aussi Av v": «These avaricyouse

marchauntes covetouse of glory/ paynt their workes/ attributing

unto them selves/ that/ which apptayneth unto the onely god : as

iustice/ virtuel wysedorn/ pardon/ mercy/ remission of synne.>>

Cf Berthoud, op. cit., p. 111. Berthoud, toutefois, ne fournit pas

précisément l'étymologie grecque de ce nom rabelaisien. Le terme

grec 1t

«marchand», «vendeun> ou «fournisseur». Au sein du nom

«Pan ta pole», la forme satirique adoptée par Marcourt et le projet

évangélique se conjuguent.

Voir, par exemple, les sermons de Luther de 1531 sur les Galates,

In epistolam Sancti Pauli ad Galatas commentarius (Wittenberg, G.

Rorer, 1535) ; Martin Luther, Werke Weimarer Ausgabe (WA) 40 I.

La première traduction anglaise parut en 1575,A commentarie of M.

Doctor Martin Lvther vpon the Epistle of S. Paul to the Galathians,jirst

collected ... out of his preaching, and novv out of Latine foithfolly translated

into English ... (Londres, Thomas Vautroullier, 1575).

Boke of Marchauntes (London, Thomas Godfray, 1534), Ci V

• Cf

Livre des Marchans (1533), Bviii r": « Qy.e faictes vous, nobles et

vertueux princes, seigneurs et dames, que n'avez vous sur ces marchans

icy regard? Et non obstant que par orgueil ilz ne veullent pas

estre visitez si avez vous, veulent ou non, sur eulx autorité, et a vous

appartient de chastier, de corriger et reprimer les grans exces de telz

larrons ; faictes le donc, affin qu'il n' adviengne que de vous soit verifié

ce que dict Esaie. Telz princes sont infideles, compaignons des

larrons. Mais plus tost que en la pre- [B8v"] sence de dieu vivant,

duquel portez le nom qui vous a donné la puissance du glaive pour

en user a son honneur, deffendans les innocens, punissans tous malfaicteurs,

soyez trouvez fideles et veritables, consentans a tout bien,

resistans au mal de vostre puissance, pour sa bonne volunté, car par

luy estes vous a ce commis, et luy seul vous peult exalter ou deprimer

en la vie presente et future, et de ce soyez acertenez: si vous tachez

l'honnerer, il vous honnorera ; si vous l'exaltez, il vous exaltera. Par

sa sagesse, les roys regnent et les seigneurs dominent et ordonnent

sainctes ordonnances ».

Ce même passage des Proverbes est cité par Christopher St. German,

Dyaloge in Englysshe bytwyxt a doctoure of dyvynyte and a student in the

lawes of Englande {Londres, Robert Wyer, 1530?), p. 12 de l'édition de Montgomery : "By me kings reign, and Makers of Law discern

the truth ».

Cf OED. Nous traduisons: «one who deals in goods not manufactured

or produced by himself».

Boke ofMarchauntes, Aiii V

,

BokeofMarchauntes,Aiii r"-Aiii v". Cf Livre des marchans (1533),Aii

re-Aii v" : «Et par ainsi personnages laborieux, diligens, industrieux

sont requis pour l'entretenement de la chose publicque, lesquelz sans

sans fraude ou cautelle, ayent a distribuer, [Aii v"] commuer,

changer, conserver et transporter plusieurs sortes de marchandises

d'ung lieu en autre selon l'exigence du temps et necessité du peuple.

Ausquelz loyaulx marchans est bien licite, comme a bons et fi.deles

serviteurs de la chose commune».

Boke of Marchauntes, Aiii v"-Aiv r". Cf Livre des marchans, Aii v"Aiii

r": «Cest estat dont je parle, autant [Aiii r"] que en la chose

temporelle et civile est honnorable, autant est il en la chose spirituelle

et divine, mauldict et detestable. Et toutesfoys dieu a permis

en sa fureur que, au lieu de bons pasteurs et veritables ministres de

sa sain ete parolle, soye nt en l'eglise survenuz, je ne dis pas seulement

gros marchans, mais furieux larrons et insatibles loups ravissants».

Calvin, Institute of the Christian Religion (1559) III.19.15

Pour une analyse du recours à la lex divinitatis par Boniface VIII, voir

David Luscombe, «The 'Lex Divinitatis' in the Bull 'U nam Sanctam'

of Pope Boniface VIII», dans C.N.L. Brooke et al (dir.), Church and

Government in the Middle Ages, Cambridge, Cambridge University

Press, 1976, pp. 205-221. Voir aussi Wayne J. Hankey, «'Dionysius

dixit, Lex divinitatis est ultima per media reducere' : Aquinas,

hierocracy and the 'augustinisme politique'», dans Ilario Tolomio

(dir.), Tommaso D'Aquino: proposte nuove di letture. Festscrift Antonio

Tognolo, Medioevo. Rivista di Storia della Filosojia Medievale, 18,

Padova, Editrice Antenore, 1992, p. 119-150.

Corpus iuris canon ici, édition d'Emil Friedberg, Leipzig, B. Tauchnitz,

; réimpression: Graz, Akademische Druk-U, Verlagsanstalt,

; 1959, vol. 2, col. 1245-46: «Üne sword ought to be subordinated

to the other, and temporal authority subjected to spiritual

power. For, since the Apostle said: 'There is no power except from

God and those that are, are ordained of God' [Rom 13: 1-2], they

would not be ordained if one sword were not subordinated to the

other and if the inferior one, as it were, were not led upwards by the

other. For according to the Blessed Dionysius, it is the law of divinity

that the lowest things are led to the highest by intermediaries.Then, according to the order of the universe, ail things are not led back

equally and immediately, but the lowest by the intermediary, and

the inferior by the superior ... Therefore if the terrestrial power err, it

will be judged by the spiritual power ; but if a minor spiritual power

err, it will be judged by a superior spiritual power ; but if the highest

power of ail err, it can be judged only by God, and not by man ...

This authority is not human but rather divine, granted to Peter by

a divine word and reaffirmed to him and his sucees sors ... Therefore

whoever resists this power thus ordained by God, resists the ordinance

of God [Rom 13: 2], unless he invent like Manicheus two

beginnings ... » Cf Giles of Rome, De ecclesiastica potestate, édition

d'Arthur P. Monahan, Lewiston, 1990, 1.4, pp.17-20 et introduction

de Monahan, p. xxvii. Pour la formulation de la lex divinitatis de

Thomas d'Aquin, rf Summa Theologica Il a, Ilae Q 172, art. 2.

Boke of Marchauntes, Aii V

Ibid., Aiii r 0

/bid.,Bivvo.

The workes of Gejfray Chaucer new/y printed, with dyuers workes

whiche were neuer in print before : as in the table more playnly dothe

appere, édition de William Thynne, Londres, Thomas Godfray, cum

priuilegio, 1532. Cf Geoffrey Chaucer, Canterbury Tales, édition de

A.C. Cawley, Londres, Dent, 1975, pp. 494-518. La référence du

« canon's yeoman» à la << slidynge science» (1. 732) et à la « crafty

science» (1.1253) de son maître trouve son écho dans la« sleyghtnesse »

[habilité] des marchands de Marcourt ; <

Tale» et la satire de Marcourt convoquent tous deux un travesti de la

transubstantiation. Comparez avec le Boke of Marchauntes, A vi.

Chaucer, op. cit., pp. 424-426; rf pp. 343-360.

Lorenzo Valla, De falso credita et ementita Constantini donatione libellus

(Strasbourg, 1506), traduit par William Marshall et publié

par Thomas Godfray sous le titre A treatyse of the donation or gyfte

and endowme[n}t of possessyons, gyuen and graunted vnto Syluester

pope of Rhome, by Constantyne emperour of Rome, {and} what truth

is in the same grau[n]t thou mayst se, and rede ye iugement of certayne

great lerned men, whose names on the other page of this leaft do ne appere,

translated by William Marshall (Londres, Thomas Godfray, 1534).

Pour une édition française moderne, voir Jean-Baptiste Giard (dir.),

Sur la donation de Constantin à lui faussement attribuée et mensongère

de Lorenzo Valla (Paris, Belles Lettres, 1993). Selon Paul Halsall,

Medieval Sourcebook : «This is perhaps the most famous forgery in

history. For centuries, un til Lorenzo Valla proved it was forgery during

the Renaissance it provided the basis for papal territorial and jurisdictional daims in Italy. Probably at least a first draft of it was

made shortly after the middle of the eighth century in order to assist

Pope Stephen II in his negotiations with the Frankish Mayor of

the Palace, Pepin the Short. The Pope crossed the Alps to anoint

the latter as king in 754, thereby enabling, the Carolingian family,

to which Pepin belonged, to supplant the old Merovingian royal

line which had become decadent and powerless and to become in

law as weil as in fact rulers of the Franks. In return, Pepin seems

to have promised to give to the Pope those lands in Italy which

the Lombards had taken from Byzantium. The promise was fulfi.

lled in 756. Constantine's alleged gift made it possible to interpret

Pepin's grant not as a benefaction but as a restoration.» http://www.

fordham.edulhalsalll source/ donatconst.html, page consultée le 26

mars 2005.

Marsile de Padoue, 7he defonce ofpeace: lately translated out oflaten in

to englysshe, with the kynges moste gracyous priuilege (Londres, Robert

Wyer, 1535). Bien que complété dès 1324 et ayant circulé à l'état de

manuscript,le texte latin original ne connut d'impression qu'en 1522

avec l'édition bâloise de Beatus Bildius : Opus insigne cui titulum ficit

autor {Marsilius} Defensorem pacis, quod qu{ae}stionem de potestate

papte et imperatoris tracte!. Scriptum nunc in lucem primum ted. (Bâle,

.

Shelley C. Lockwood, « Marsilius of Padua and the Case for the

Royal Ecclesiastical Supremacy», Transactions of the Royal Historical

Society, vol. VI, no 1, 1990, pp. 89-119. Cf. Rex, op. cit., p. 882.

Dans une lettre à Cromwell, Marshall indique qu'il compte sur la

promesse de Cromwell d'une subvention de 20 livres (.C20) pour la

publication de sa traduction de l'oeuvre de Marsile de Padoue. Cf

Letters and Papers of Henry VIII, 7, 423.

Selon Augustin, les deux cités -la civitas Dei et la civitas terrena-

sont constituées par deux sortes d'amour, c'est-à-dire l'amor

Dei et le libido dominandi. Cf. De civitate Dei, XIV.1. Pour Augustin,

il est caractéristique de ce débat de confondre le bien fini et temporel

avec le bien infini et éternel; c'est le noyau de la satire de Marcourt.

Marsile de Padoue, Defender of the Peace: «Christ Himself did not

come into the world to rule men, orto judge them by civil judgment,

nor to govern in a temporal sense, but rather to subject Himself to

the state and condition of this world ; that indeed from such judgment

and rule He wished to exclude and did exclude Himself and

His aposdes and disciples, and that He excluded their successors, the

bishops and presbyters, by His example, and word and counsel and

command from ail governing and worldly, that is, coercive rule. I will also show that the apostles were true imita tors of Christ in this, and

that they taught their successors to be so. I will further demonstrate

that Christ and His apostles desired to be subject and were subject

continually to the coercive jurisdiction of the princes of the world

in reality and in person, and that they taught and commanded ail

others to whom they gave the law of truth by word or letter, to do

the same thing, under penalty of eternal condemnation. Then I will

give a section to considering the power or authority of the keys,

given by Christ to the apostles and to their successors in offices, the

bishops and presbyters, in order that we may see the real character

of that power, both of the Roman bishop and of the others ... » Cf

Paul Halsall, Medieval Source Book, http:/ /www.fordham.edu/halsall/

source/marsiglio4.html, page consultée le 26 mars 2005.

Martin Bucer, Das Einigerlei Bild bei den Gotglaubigen an Orten

da Sie Verehrt, Nit Mogen Geduldet Werden (Strasbourg, 1530), cité

d'après Opera Omnia, Deutsche Schriften, Vol. IV « Zur auswartigen

Wirksamkeit 1528-1533 », Güteresloh, Güteresloher Verlagshaus,

, p. 167. Selon Bucer, «Images are forbidden by the first and

second commandments because they always lead to idolatry ...

that to set up images in churches was to invite idolatry. God is to

be worshipped spiritually, not through images, and that the true

Christian should pay not attention to created things .. .images are

evil and they make God angry. » La traduction de William Marshall

est intitulée A treatise declaryng [and} shewing dyuers causes take[n]

out of the holy scriptur[es}, of the sente[n}ces of holy faders, [and} of the

decrees of deuout emperours, that pyctures {and} other ymages which were

wont to be worshypped, ar i[n} no wise to be suffred in the temples or

churches ofChristen men (Londres, Thomas Godfray, 1535?). La traduction

de Marshall n'est pas directement établie d'après le texte

allemand de Das Einigerlei Bild, mais plutôt d'après une traduction

latine du texte de Bucer de Jacobus Bedrotus, Non esse ferendas in

Templis Christianorum Imagines et Statuas (Strasbourg, 1530).Je suis

redevable envers John McDermid pour cette information.

Jacques Lefèvre d'Étaples,«Preface to the Commentaryofthe Four

Gospels», dans Eugene F. Rice (dir.), The Prefatory Epistles of jacques

Lefèvre d'Étaples, New York, Columbia University Press, 1972,

p.436.

Boke of Marchauntes, Aviii v0 -Bi r0

• Marcourt se réfère peut-être à

une pratique spirituelle de la fin du Moyen Âge qui consistait à

contempler l'hostie ou des reliques sacrées, telle qu'on la pratiquait

au sanctuaire de Thomas à Becket à la Cathédrale de Canterburyun

bénéfice spirituel à être «acheté» par le fidèle.

A treatise concernynge the diuision betwene the spiritualtie and temporaltie

(Londres, Thomas Berthelet, 1532?); Salem and Bizance

(Londres, Thomas Berthelet, 1533).

An answere to a letter (Londres, Thomas Godfray cum priuilegio,

; voir aussi A treatyse concernige the powre of the clergye and the

lawes of the rea/me (Londres, Thomas Godfray, 1535?).

St German,Answer to a Letter, Giv r0

, Gv r0

• Comparez avec Powre

of the clergye, Diiii.

Boke of Marchauntes, Cii V

-Cüi r0

• Sur l'importance du recours au

modèle de royauté de l'Ancien Testament dans la campagne des années

en appui à la revendication d'Henri VIII à titre de chef de

l'Église d'Angleterre, voir Richard Rex, Henri VIII and the English

Reformation (Hound Mills, Basingstoke, Hampshire : MacMillan,

.

Ethan Shagan, «Clement Armstrong and the Godly Commonwealth:

Radical Religion in Early Tudor England», dans The

Beginnings of English Protestantism, Cambridge, Cambridge

University Press, 2002, p. 61. Shagan affirme: «Ît is a commonplace

of scholarly analyses of the 'radical Reformation' that radical theology

required churches ta be organised 'on the principle of voluntary association'

[quo ting George Williams, The Radical Reformation,

xxviii] and that radicals 'disdained a settled relationship with secular

society.' ... yet in Armstrong's case we have what seems to be an authoritarian

and hyper-institutionalist concoction mixed from many

of the same elements found in the Anabaptist theological brew. In

the English Reformation 'radical' and 'magisterial' cannat function as

simple antonyms ... In England of the early 1530s ... the hopes of a

small evangelical minority lay in the policies of a mercurial king who

had begun making clark threats against the pope and the clergy. » Cf

p. 78.

Public Record Office, State Papers, Theological Tracts 6/11, 199 V

Cité par Shagan, op. cit., p. 74.

Cf Berthoud, op. cit., p. 141 : « Godfray, on l'a vu, n'a dissimulé ni son

nom, ni son adresse, mais n'a pas renoncé totalement pour autant aux

indications fictives de Pierre de Vingle ... D'autre part, 'l'Imprimé à

Corinthe' est devenu 'Written at Corinthe, by your frende and lover

(out of frenche) Thorny, wyld, wedy, harletry.' Le traducteur ne s'est

malheureusement pas trahi davantage par ces mots énigmatiques».

Livre des Marchans (1533), Ci V

[nos italiques].Je suis reconnaissant

à Isabelle Crevier-Denommé d'avoir porté à mon attention cette

importante divergence au niveau de la traduction.

Boke ofMarchauntes, Ciii r 0

En plus des volumes publiés par Godfray déjà mentionnés, les

traductions de Marshall comprennent les suivantes : Girolamo

Savonarola, An exposition vpon the li Psalme, ca/led Miserere mei

deus (Londres, Thomas Godfray, cum privilegia regali, 1535?); The

forme and maner ofsubue{n}tion or helpingfor pore people, deuysed and

practysed i[n] the cytie of Hypres in Flaunders, whiche forme is auctorised

by the Emperour, {and} approued by the focultie of diuinitie in

Paris (Londres, Thomas Godfray, cum privilegia regali, 1535).James

McConica remarque que "interest in Savonarola, a marked concern

of the Erasmian community everywhere, was early a property of the

English group Savonarola's meditation on the 'Miserere mei, Deus'

was one of the most poignant and widely circulated documents of

the pre-reform period."McConica, op. cit., p.195.

Voir la note 75 ci-dessous.

An epistle ofsai{n}t Bernarde, ca/led the golden epistle, whiche he se[n]t

to a yo{n]g refigyous man whom he moche /oued. A nd after the sayd epistle,

foloweth four reuelations of Saint Birget (Londres, Thomas Godfray,

. La traduction du «golden epistle » ou du «de perfectione

vitae» est attribuée à Christopher St German par John Bale, Index

Britanniae scriptorium, compiled (1548-1554) et à Richard Whitford

ofSyon House par McConica, op. cit., p.116. Cf Edmund Colledge,

« Fifteenth - and Sixteenth-century versions of'The Golden Epistle

of Saint Bernard), Medieval Studies, no 37, 1975, pp. 122-129. On

attribue aujoud'hui communément le "golden epistle" à Bernard of

St Thierry, ami de Bernard. Pour une édition moderne, voir The golden

epistle of Abbott William of St Thierry, traduit par Walter Shewring ;

avec une introduction d'AbbotJustin McCann (Londres, Sheed and

Ward, 1980).

Giles du Wes, An introductorie for to lerne to rede, to pronounce, and

to speke Frenche trewly, 2 vol., Londres, Thomas Godfray, 1534;

réimpression du vol. 1, Genève, Slatkine reprints, 1972. Christian

Schmitt, «La grammaire de Giles du Wes, étude lexicale», Revue

de linguistique romane, no 43, 1979, pp. 1-45. Originaire de Flandres,

Du Wes était le 'keeper of the Library at Richmonte.'

John Foxe, Actes and monuments of these latter and peri/lous dayes, touching

matters of the Church, wherein ar comprehended and described the

great persecutions {and} horrible troubles, thal haue bene wrought and

practised by the Romishe prelates, speciallye in this rea/me of England

and Scot/ande ... (Londres, John Day, cum privilegio Regiae Maiestatis,

.

La Proclamation royale, adoptée le 8 juillet 1546, figure dans le

Registre de Bonner, suivie du certificat d'Edmund Bonner au

Conseil privé confirmant l'exécution de l'ordre et comprenant

une liste des livres prohibés, Guildhall MS 9531/12, ptl, folio 91

ro : «The king's most excellent majesty- understanding how, un der

pretence of expounding and declaring the truth of God's Scripture,

divers lewd and evil-disposed persons have taken upon them to utter

and sow abroad, by books imprinted in the English tongue, sundry

pernicious and detestable errors and heresies, not only contrary to

the laws of this realm, but also repugnant to the true sense of God's

law and his word ... His majesty straidy chargeth and commandeth,

that no person or persons, of what estate, degree, or condition soever

he or they be, from the day of this proclamation, presume to bring

any manner of English book, concerning any manner of Christian

religion, printed in the parts beyond the seas, into this realm ... »

Cf Tudor Royal Proclamations, P. L. Hughes et J.F. Larkin (éd.),

voL, New Haven, Yale University Press, 1964, t. 1, pp. 373-76.

Le catalogue des livres prohibés est seulement rapporté dans la première

édition des Actes and Monuments (1563), p. 573,574. À propos

de l'index de Paris, voir Benedict et Reinburg, «Religion and the

Sacred», p.139.

4. Cf Edmund Bonner, Certijicatorium factum dominis de privato consilio

regio super concrematione quorundam librorum prohibitorum, Guildhall

MS 9531/12, folio 91 V

; réimpression :Actes and Monuments

(Londres, Adam and Company, 1873), appendice au vol. v, no xviii.

7he summe of the holye scripture : and ordinarye of the Christen teachyng,

the true Christen faithe, by the whiche we be ali iustijied. And

of the vertue of baptesme, after the teaching of the Gospel/ and of the

Apostles, with an informacyon howe al! estates shulde lyve accordynge to

the Gospel! (Antwerp?: s.n., 1529}. Reprinted again after the accession

of Edward VI under the title 7he summe of the holy Scripture, and ordinarye

of the Chrystian teaching (no place, 1548). Voir le fac-similé

en édition moderne de Robert Peters, 7he sum of the Holy Scripture

andA supplication for the beggars 1529 (Menston, Scolar Press, 1973).

Comme l'a démontré Isabelle Crevier-Denommé, l'histoire de la

publication de ce texte a été relativement complexe, ayant été traduit

en anglais et en italien de même qu'en français. Voir son article à paraître,

« Les changements doctrinaux dans les versions de la Summe

de l'escripture saincte (1529-1539) », communication présentée au

colloque «Les impressions réformées de Pierre de Vingle », congrès

de la Renaissance Society of America, Cambridge University, avril

De Summa der Godliker Scrifturen (Leyde, 1523), édition de Johannes

Trapman (Leyde, Elve/Labor Vincit, 1978). Publiée anonymement

en 1523, la Summa était la libre traduction de l'ouvrage latin

Oeconomica Christiana qui n'avait été publié qu'en 1527.

Of the Sum of the Holy Scripture and Ordinary of the Christian Teaching,

STC 3039. Cf. John N. King, «John Day: master printer of the

English Reformation», 7he Beginnings ofEnglish Protestantism, Peter

Marshall et Alec Ryrie (dir.), Cambridge, Cambridge University

Press, 2002, p. 184. Voir aussi la note introductive de Robert Peters à

l'édition fac-similé de la Scholar Press de 7he sum of the holy Scripture,

(note 74 ci-dessus). Simon Fish,A supplication of the poore commons.

Wherunto is added the Supplicacyon for the beggers (Londres, John Day

et William Seres?, 1546). Sir Thomas More impliqua Fish dans la

défense de la doctrine du Purgatoire comme ille fit avec John Frith.

Voir 7he supplycacyon of sou/ys made by syr Thomas More knight ...

Agaynst the supplycacyon ofbeggars (Londres, William Rastell, 1529).

Une autre des publication de Thomas Godfray résonne dans une

certaine mesure avec la satire sociale de la Supplication de Fish. Voir

la traduction de William Marshall de la Forma subventionis pauperum

(1526) de l'érasmien espagnol Juan Luis Vives, 7he forme and

maner of subue{n}tion or helpingfor pore people, deuysed and practysed

i{n} the cytie of Hypres in Flaunders, whiche forme is auctorised by the

Emperour, {and} approued by the focultie of diuinitie in Paris. Cu[m}

priuilegio regali (Londres, Thomas Godfray, 1535). Juan Luis Vives,

De Subventione Pauperum sive De Humanis Necessitatibus, Libri II,

édition de C. Matheeussen et C. Fantazzi (Leiden, E.J. Brill, 2002).

Cf Crevier-Denommé, op. cit.

Notre traduction : « declined the general heterodoxy of the Protestant

reformers » ; «the very formula of the Henrician Church », McConica,

op. cit., p. 10, 11.

Pour une analyse pénétrante de la situation de la Réforme dans les

années ayant immédiatement précédé le couronnement d'Édouard

VI, voir Alec Ryrie, «The Strange Dea th of Lutheran England »,

journal ofEcclesiastical History, vol. Lill, no 1,janvier 2002, pp. 83-92.

Comme Ryrie le résume, il y a une divergence d'opinion significative

dans l'interprétation de cette période. Richard Rex la conçoit

comme étant presque une Contre-Réforme à part entière alors

qu'Eamon Duffy aborde le parti réformateur comme attendant son

heure dans l'anticipation de la succession. Cf Rex, op. cit., p. 144 et

Eamon Duffy, 7he Stripping of the Altars, New Haven et Londres,

Yale University Press, 1992, pp. 424-47. Sur cette divergence historiographique, voir Ryrie, op. cit., p. 83.

Benedict et Reinburg, op. cit., p. 139.

Philip Benedict, «The Wars of Religion, 1562-1598 », dans Mark

Holt, op. cit., p.150.


Renvois

  • Il n'y a présentement aucun renvoi.